25/10/2004
: Suite et fin (espérons-le)des démélés de Marc
avec la justice.
Vous avez été nombreux en mai/juin à marquer votre solidarité
avec Marc, inculpé sur la base du témoignage douteux de policiers
de la police des frontières.
Le procès n’avait pu se tenir à la date prévue
pour cause de dossier incomplet (à cause de cette même police
…).
Nouvelle date : Mercredi 03 novembre 2004 à 13 h - Au tribunal de grande
instance de Bobigny - (15ème chambre)
Elément important et positif : le commandant de bord s’est spontanément
proposé pour témoigner. Son passage sur France Inter (émission
tam-tam, enregistrée) lui a permis de mettre en cause d’une façon
générale les procédés souvent "non conformes"
utilisés pour les expulsions, le non respect par la police de la convention
passée avec Air France, et de façon plus particulière
les irrégularités concernant cette affaire.
Voilà qui pourrait changer la tradition de fait qui veut que dans ces
situations la justice entérine sans examen les assertions policières
et condamne systématiquement les inculpés.
04/11/2004
: Procès de Marc Sévenier : nouvel ajournement.
Le tribunal de Bobigny devait statuer le mercredi 3 novembre.
Il ne l'a pas fait. Que s'est-t-il donc passé ?
Habituellement les policiers obtiennent sans peine une condamnation des inculpés.
Mais les choses s'annonçaient là différemment. Non seulement
l'équipage de l'avion, avec son commandant de bord, avait tenu à
être présent, mais de nombreux pilotes étaient également
venus, en uniforme. Pour ces personnels, à l'incident lui-même
s'ajoutait la volonté de réaffirmer fermement l'autorité
des commandants de bord sur les conditions d'envol, de transport et d'arrivée
de l'appareil dont ils sont responsables. Ils entendaient également
rendre compte du non respect par les forces de polices des conventions signées
avec Air France pour ce genre de situation.
La presse était également présente avec, entre autres,
une équipe de TF1.
La situation semblait donc moins favorable que d'habitude aux policiers plaignants.
De plus une dimension nouvelle découlait de la présence des
pilotes venus exposer leur propre problématique. L'affaire mineure
devenait exemplaire …
L'avocate des policiers "agressés" demandait donc le renvoi
au motif que les représentations respectives de la défense et
de la partie civile (aucun des policiers n’étaient présents)
étaient déséquilibrées (au profit de la défense).
La présidente, contrairement à une habitude qui veut qu'on ne
renvoie pas plusieurs fois un procès, se rendait rapidement aux arguments
de l'accusation et décidait d'ajourner au mercredi 2 mars 2005.
Il est clair que malgré ces atermoiements la mobilisation doit se maintenir.
Il ne faudrait pas que, de renvoi en renvoi, cette affaire exemplaire se traite
dans une trop grande discrétion.
Nous ne nous laisserons pas "avoir à l'usure".
Rendez vous donc le mercredi 03 mars 2005