Centre Dramatique National de Quartier
  résidences

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Qu’elles optent pour des écritures issues d’une tradition classique, qu’elles se ressourcent auprès des traditions orales du monde ou de la liberté jazzistique de composer, qu’elles prennent les rythmes des rues ou les nouvelles technologies comme support, qu’elles se bâtardisent avec les autres arts, les musiques que nous accueillerons en résidence pour cette nouvelle saison, n’aiment rien tant que le dérangement des arts, l’éclectisme sonore, le plaisir du partage.

Nous renouvelons notre ligne éditoriale autour de la place de la composition et des nouvelles écritures dans les musiques créatives, ainsi que l’attention aux projets portés par des artistes femmes. Nous prolongerons les résidences de la harpiste Aurélie Saraf et du pianiste Xavier Camarasa, dont les créations, initialement prévues au printemps, ont dû être annulées ou reportées. Aurélie Saraf, associée à l’Ensemble Multilatéral, présentera Enfances, création pianistique autour des mots et du chant d’Élise Caron, quant à Xavier Camarasa, il fouillera les métamorphoses des timbres avec son complice à trombone Matthias Malher.
Nous lancerons un cycle de créations et de concerts avec la comédienne Chloé Begou et le violoniste Frédéric Aurier. Si Chloé Bégou n’est pas musicienne de formation, son travail est puissamment musical. Elle fait partie de cette nouvelle génération qui renouvelle le théâtre musical, ajoutant poésie déjantée, féminisme, parole politique par ici, humour corrosif et scénographie magique par là.
Frédéric Aurier, membre fondateur du Quatuor Béla, activiste d’une musique multiple pour toutes les oreilles, présentera également un cycle de concerts et de créations. D’un nouveau duo SuperKlang avec le percussionniste Sylvain Lemêtre, en passant par les Impressions d’Afrique avec le Quatuor Béla, et de toutes fraîches Illuminations rimbaldiennes en quintet, nous voyagerons, dans son sillage.
La violoniste Hélène Maréchaux a le goût des voyages et d’une Europe musicale bien plus grande que celle découpée par les ciseaux des politiques. Qu’on en juge, c’est avec l’écrivain voyageur Nicolas Bouvier et son Usage du monde qu’elle débutera en 2021 sa résidence dans nos murs : au programme musique de chambre et nomadisme en duo et en quatuor. Par ailleurs, l’altiste éclectique Julia Robert, posera quelques jours son univers multidisciplinaire et provoquant, pour trois représentations d’une performance fascinante sur la célébrité intitulée Fame.

Côté théâtre et arts du cirque, nous accompagnerons des premiers ou seconds spectacles, portés par des compagnies fraîchement créées, des artistes entre un début de reconnaissance professionnelle et des conditions de production très fragiles. Ainsi, le fil-de-fériste Arthur Sidoroff ou la cordiste Laura Terrancle présenteront leur première création en solo. Arthur Sidoroff explore toutes les ambivalences du fil et Laura Terrancle sonde la question de la féminité avec sa corde lisse comme principal guide.
Pour le théâtre, rien n’est arrêté définitivement mais il est fort à parier que l’on continue à explorer l’année 89 avec la compagnie Sans la Nommer, que l’on tombe sur les clowneries métaphysiques de Georges et de ses nouvelles lubies portées par la compagnie l’Usine à Liège, que l’on aille se promener dans le New York de l’autrice Sylvia Plath avec la compagnie Walter&Joséphine, ou tenter d’explorer notre rapport aux victimes par le prisme de l’affaire Natascha Kampusch avec la Compagnie Azelig.