Centre Dramatique National de Quartier
 
La saison
Image
Comment nous devenons vieux

jeudi 21, vendredi 22 et samedi 23 janvier à 20h

 

ImageEntre 2011 et 2012, à l’occasion d’une résidence d’artiste, un musicien, Marc Pichelin, et une comédienne, Emilie Esquerré, ont passé du temps dans une maison de retraite à Ribérac, en Dordogne.

Marc a posé ses micros dans les couloirs, entre les portes. Il a suivi Emilie dans ses errances, heureuse au milieu des vieux mais ne sachant où se mettre pour ne pas gêner l’activité des employés.

A partir des matériaux sonores et des textes qu’ils ont engrangés, ils ont cherché une forme théâtrale pour raconter leur odyssée dans l’univers de la vieillesse, dire les soins quotidiens, les rencontres hasardeuses avec les habitants, saisir les bruits et grincements de ces lieux où la solitude secoue.

A mi-chemin entre un théâtre documentaire et un cabaret fantasmatique, leur spectacle dessine des portraits sensibles et drôles de figures de «vieux».

Image

Une création de la Cie Ouïe/Dire et la Cie Lilo
Un projet de Marc Pichelin et Emilie Esquerré
Dramaturgie : Stéphane Olry

avec : Marc Pichelin, musicien, Emilie Esquerré, comédienne

© Kristof Guez

Des madeleines dans la galaxie

mercredi 27 janvier à 20h

 

ImageDes plantes grimpantes en tubes de cuivre coiffées de pavillons-corolles forment un igloo sonore dans lequel vient s'installer l'auditeur.
Alors huit machinistes se postent aux cerveaux à pistons de leur spat'. La structure se cabre et vacille, suspendue aux cintres.

Ils soufflent, grattent et frappent des polyrythmies spatialisées, des ombres de motets au fond d'une piscine, des masses d'air visqueux, des silences-océans colorés d'îles exubérantes.

Régulièrement venu présenter leurs œuvres timbrées à l’Atelier du Plateau, le collectif Spat’Sonore récidive et débarque avec leur étrange musique obsédante où le ravissement sonore côtoie les envolées hardcore.

Image

Une création du Spat'sonore
Avec : Nicolas Chedmail, Philippe Bord, Giani Caserotto, Joris Rühl, Roméo Monteiro, Thomas Beaudelin, Maxime Morel, Jean-Michel Pupin

© Festival le Classique c'est pour les vieux

Confidentiel de Gainsbourg

vendredi 29 janvier à 20h

 

Image«Confidentiel» est le cinquième album de Serge Gainsbourg, paru en 1963, Gainsbourg n’est pas encore Gainsbarre et cet album passe presque inaperçu.

Xavier Machault et Olivier Depardon armés de guitares, de loopers, de claviers et de leurs deux voix, le reprennent dans son intégralité et dans l’ordre.

Ils s’emparent de cette matière inouïe et en font un hymne rock’ n’roll minimaliste, où sont réarrangés des titres tels que « Elaeudanla Téï- téïa », « La saison des pluies », « Le Talkie-Walkie », « Chez les Yé-Yé ».

Image

avec : Xavier Machault, chant, Olivier Depardon, guitare électrique, clavier, chant

© Pascale Collet

Stroë / Mozart - Ensemble Zerlina

vendredi 5 février à 20h

 

ImageUne belle et heureuse proposition que celle-ci, savante soirée gigogne concoctée à partir du Divertimento de Mozart. Trois instruments à cordes, trois œuvres, trois époques.

L’Ensemble Zerlina interprétera l’œuvre phare du répertoire pour trio à cordes, associée à la pièce écrite en 1994 par Aurèle Stroë Mozart Sound Introspection. Ce compositeur, philosophe, mathématicien, linguiste, musicologue, auteur d’une œuvre considérable fut, dans son pays, sous le régime de Ceausescu, persécuté, critiqué, censuré, menacé. Condamné à s’expatrier, tout d’abord en France, aux Etats-Unis puis en Allemagne, il connut une autre forme de censure, plus sourde mais tout aussi efficace : l’indifférence.
Un film-portrait sera projeté en ouverture du concert.

Image

Projection du film «Aurèle Stroë», en présence des réalisateurs Laurence Pietrzak et Bernard Cavanna.

avec: Rachel Givelet, violon, Hélène Desaint, alto, Clara Zaoui, violoncelle

© Florent Corbou

Le Reflet Cannibale

jeudi 11, vendredi 12 et samedi 13 février à 20h

 

ImageEn 2001, le monde littéraire francophone s’enflamme pour « Putain » un livre choc de Nelly Arcan écrit à la première personne, racontant la vie d’une prostituée montréalaise.

Valérie Schwarcz et Nathalie Pivain, comédiennes, adeptes d’un théâtre d’auteurs contemporains où la langue frappe, adaptent pour la scène cet univers cru, singulier et décapant.

« Notre défi dans la restitution de cette parole sera aussi de révéler la force de dérision, l’humour ravageur, par le concret du jeu, par une présence physique qui ne craint pas d’explorer les territoires de la honte et du ridicule, du corps fardé, du sourire forcé, de la complaisance à se conformer aux exigences de jeunesse, de séduction qui emprisonnent la femme – et particulièrement la femme occidentale – dans une "burqa de chair". » Valérie Schwarcz et Nathalie Pivain

Image

Une création du Théâtre des Lucioles et de la Compagnie Didascalia
Conception et jeu : Valérie Schwarcz et Nathalie Pivain
D’après «Putain» de Nelly Arcan - éditions du Seuil
Lumières : Bruno Goubert - Création sonore : Hans Kunze - Mannequin : Anne Leray

avec : Valérie Schwarcz et Nathalie Pivain, comédiennes

Un spectacle soutenu par LE FRACAS - Montluçon, Le Studio-Théâtre Le Cube - Hérisson

© Monica J

Oh Théo !

mardi 16 février à 20h

 

ImageLaurence Vielle, auteur des corps en mouvement, des petits pas qui font de grandes vies et des rencontres inédites, parcourt Paris en quête de Théodore Monod. Ce drôle de scientifique a traversé le siècle passé en quête de l’introuvable météorite de Chinguetti, ou de la Monodiella flexuosa.

Laurence cherche Théodore, trouve José-Marie Bel, passionné de plantes, de l’encens, de Corto Maltese, et ami de Théodore, puis rencontre une concierge, un fleuriste, un chanteur d’opéra de Tunisie, et la voisine du dessus..Se profile alors une grande expédition à petite échelle avec, en vis à vis, la projection d’un film et les mots de Laurence Vielle. Accompagnée d’un contrebassiste, elle nous emmène ainsi dans les paysages langagiers, poétiques et musicaux d’un drôle de road-movie en quête de Théo !

Image

Projection du film « le vieil homme et la fleur » de Raynal Pellicer
Ce film permet de suivre Théodore Monod et José-Marie Bel durant le voyage qu’ils ont fait en 1995 au Yémen. A cette occasion, le naturaliste avait cueilli la vingt millièmes plante de son herbier, celle dont il a toujours dit qu’elle serait sa dernière.

avec la participation de l'Espace Reine de Saba et de la Maison des Métallos, dans le cadre de sa résidence d’écriture.

avec : Laurence Vielle, comédienne, Théo Girard, contrebasse, José-Marie Bel, écrivain voyageur

La Canaille acoustique

vendredi 19 février à 20h - Complet

 

ImageMarc Nammour a poussé la porte de l’Atelier du Plateau avec le trio Interzone. Lors de ce voyage intime au cœur de contrées lointaines et de l’exil, ils nous ont fait vibrer avec leurs présences sensibles et engagées.

Avec son groupe La Canaille, il sillonne, de longues dates, les scènes de rap, rock et autres musiques amplifiées. Aujourd’hui, il choisit de les convier en version totalement acoustique pour découvrir leurs morceaux sous un tout autre jour.

Image

avec: Marc Nammour, chant, Valentin Durup, guitare, clavier, Jérome Boivin, basse,
Alexis Bossard, batterie

Artiste en résidence 2015-2016

Calypso

samedi 20 février à 20h

 

ImageTouche-à-tout à la légèreté et l’exigence des aventuriers cocasses, Fred Poulet s’y connaît en décalage, surprise burlesque, et autres fantaisies populaires. Conçu comme un music-hall, son duo «Calypso» s’éprend de ce genre musical succulent pour une soirée hors-piste.

« Assis au coin du feu dans la chambre de l’intendant, j’abordais cette île, en imagination, par tous les côtés possibles ; je l’explorais dans toute sa superficie ; j’escaladais à mille reprises la montagne dite Longue-Vue, et découvrais de son sommet des paysages aussi merveilleux que divers. Tantôt l’île était peuplée de sauvages qu’il nous fallait combattre, tantôt pleine d’animaux féroces qui nous pourchassaient ; mais aucune de mes aventures imaginaires ne fut aussi étrange et dramatique que devait l’être pour nous la réalité.» L’Ile au Trésor. RL Stevenson

Image

avec : Fred Poulet, chant, Cyril Aveque, musicien

The Manivelle Project

jeudi 25 et vendredi 26 février à 20h

 

ImageIssu de la rencontre entre « The desert » répertoire solo du guitariste Csaba Palotaï et le travail de projection de Joseph Lavandier, féru du système «Pathé Baby», format trop méconnu du cinéma muet, ce projet musical et cinématographique évoque l’entre-deux guerres.

Parmi plusieurs centaines de bobines amateures ou institutionnelles, ils ont sélectionné des films étonnants, pleins de tendresse et d’humour, avec en arrière-plan le fascisme et la guerre qui approchent. Une façon de raconter cette drôle de période avec un œil d’aujourd’hui et de convier le spectateur à un voyage dans les oubliettes de l’histoire.

Les films projetés à la main, le son du projecteur mêlé au son de la guitare, on s’imagine alors prendre place dans un cinéma itinérant d’une autre époque.

Image

avec : Csaba Palotaï, guitare, Joseph Lavandier, projection

Le Contrepoint étendu

vendredi 4 mars à 20h

 

ImageLes musiciens Frederick Galiay et Benjamin Sanz composent ensemble une musique dont l’écriture superpose plusieurs modes de composition. Pour créer cette musique hybride, ils invitent Joce Mienniel à les rejoindre.

Munis de leurs instruments, d’effets et de leur appétit pour les différentes cultures et esthétiques musicales, le trio nous joue l’essence du « contrepoint étendu ».

Image

avec: Benjamin Sanz, batterie, Frederick Galiay, basse, Joce Mienniel, flûtes

Quatuor Machaut

samedi 5 mars à 20h

 

ImageAprès la découverte de la «Messe de Notre-Dame» de Guillaume de Machaut pour voix d’hommes, le saxophoniste Quentin Biardeau est frappé par la modernité d’une musique écrite il y a plus de 600 ans.

Avide d’explorer l’inventivité de l’écriture, la richesse de l’harmonie, le jeu rythmique et la place de l’improvisation contenus dans cette œuvre il crée Machaut, quatuor de saxophones.

Le quatuor fait alors sonner toute la générosité réverbérante de cette musique, en tout lieu, tout moment, pour une écoute exceptionnelle d’un souffle à fleur de peau.

Image

avec: Quentin Biardeau, Gabriel Lemaire, Francis Lecointe, Simon Couratier, saxophones

Artiste en résidence 2015-2016 - Sortie de disque chez Ayler Records

© Jean-Pascal Retel

1336 (parole de Fralibs)

mercredi 9 et jeudi 10 mars à 20h

 

ImageIl a fallu cinq ans de lutte contre la multinationale Unilever avant que les ouvriers de Fralib n’arrivent à sauver leur usine et leurs emplois. Dans le contexte actuel d’économie financiarisée, les Fralibs, 40 ans après les Lip, se lancent dans l’aventure d’une nouvelle expérience d’autogestion. Pour que l’humain soit au centre de l’entreprise.

Ils fabriquaient les sachets de thé et infusions Eléphant, ils créent désormais leur propre marque: «1336» soit le nombre de jours de lutte, entre la fermeture de leur usine et la signature de l’accord de fin de conflit qui leur a permis de lancer leur coopérative.

L’an passé, Philippe Durand rencontre ces ouvriers dans leur usine à Gémenos, tout près de Marseille, peu de temps avant le lancement de la marque. Il nous raconte cette grande et belle aventure sociale.

Image

avec : Philippe Durand, comédien

Ici et maintenant

mardi 15 mars à 20h

 

Image"Je cherchais un geste pour résister aux oppressions qui durcissent, ne pas céder encore plus à nos séparations, un geste pour fédérer, tenir, se tenir, réfléchir. J'appelle le théâtre de mon quartier et la revue « Ballast ».

Ensemble, nous lançons une invitation. Une invitation à nous retrouver et réfléchir, à réfléchir et manger, à manger et réinvestir l'espace public, la réflexion politique, ce n'est pas une conférence, c'est une discussion. Nous apostrophons ceux que nous rencontrons, vous apostropherez ceux que vous rencontrerez ; l’idée c’est que les initiatives se parlent, que nous vivifions notre tissu social. Cette soirée sera la première d'une série...

Parce que cette soirée doit être l'amorce d'un geste qui se prolonge, nous proposions une discussion sur l’urgence de se fédérer. Pour nourrir cette discussion, Ballast a voulu rassembler des voix qui se croisent peu mais agissent et réfléchissent de concert, chacune dans sa sphère, pour "fédérer", faire Union. Une urgence aujourd'hui, que la grève nationale du 9 mars confirme. Face à cette réalité, et pour des soucis de logistique et de place, la revue a choisi de générer cette rencontre à l'Espace Renaudie le 15 mars. Mais Ballast viendra également à l'Atelier du Plateau nous parler de la démarche de la revue.

A l'Atelier du Plateau, nous jetterons l'esquisse d'un laboratoire qui voudrait agir et réfléchir, au long cours, aux manières de nous réapproprier nos territoires. Nous nous préparons à être patients, têtus, acharnés parce que nous espérons ici et maintenant l'amorce d'un geste fédérateur, difficile, incertain, un geste fragile, commun, indispensable, imprévisible : un geste de vie.

Nous voudrions penser les façons de jeter, entre nous, des ponts — penser et expérimenter. Avec ceux qui le voudront, nous tenterons de construire les voies qui puissent rendre nos quartiers organiques afin qu'ils soient, sinon imprenables, drôles, sauvages, difficiles à abîmer de par la qualité des relations qui s'y inventeraient. Soyons fiers, insolents, soyons vifs, soyons braves. Le temps que cela prendra sera encore de la vie et nous savons déjà qu'il nous faudra recommencer, c'est la raison pour laquelle il ne faut plus tarder à commencer. La suite nous ne la connaissons pas, mais nous pouvons d’ors et déjà nous réjouir parce que nous allons nous voir et que nous allons nous surprendre. Nous allons nous souvenir que nous n'avons pas vocation à nous tenir à la merci des pouvoirs qui nous rêvent séparés, chacun chez soi ; parce que cette tristesse-là est moche, qu'elle colle, et qu'elle est conne : groupons-nous, soyons belles et récalcitrantes. Nous allons nous rappeler qu'il est revigorant d'entretenir une réflexion collective, que c'est une grâce que de muscler nos quartiers.
Haut-les-coeurs !" Nicolas Flesch

Image

Op'Up

jeudi 17 mars à 20h

 

ImageDans ce trio de cordes composé de Joëlle Léandre à la contrebasse, Régis Huby au violon et Guylaine Cosseron à la voix, ça vibre, gronde, chante. Du jazz à la musique contemporaine en passant par des textes de poètes d’aujourd’hui, ce trio combine les pas de côtés, les mélanges libres, les traversées improvisées.

On pourrait parler de poésie sonore à leur propos, c’est certainement plus affranchi des codes et insensé.

Image

avec: Joëlle Léandre, contrebasse, Régis Huby, violon, Guylaine Cosseron, texte et voix

Carte blanche à Marlène Rostaing

samedi 19 à 20h et dimanche 20 mars à 17h

 

ImageLa danse improvisée comme une musique qui bouge, se voit, s’entend. Celle où le corps du danseur se met au même diapason que l’instrument. Là où «ça joue», «ça danse». C’est ainsi, que se dessine, au fil du temps, l’univers singulier de Marlène Rostaing ; avec l’improvisation entre danse et musique, et le sursaut de la voix qui jaillit quand le corps l’appelle.

En décembre dernier, elle venait improviser en compagnie du saxophoniste Peter Corser et du batteur Philippe Gleizes. Ces nouvelles représentations permettront de remettre les compteurs à zéro.

La danseuse et vocaliste sera pour la première fois au côté de la chanteuse Leïla Martial, voix de jazz qui puise les sons et les mots aussi bien dans le chant pur que dans le clown. Elle sera également de nouveau aux côtés de Philippe Gleizes. Ce sera l’occasion de revisiter l’inconnu, de redonner naissance à cette fusion tribale et théâtrale qui les habite.

Image

samedi 19 à 20h, avec Leïla Martial, voix
dimanche 20 à 17h, avec Philippe Gleizes, batterie

Artiste en résidence 2015-2016

Lignes de crêtes #1

samedi 26 mars à 20h

 

ImageLe clarinettiste Jean-Brice Godet a eu l’occasion d’explorer maintes fois la hauteur de nos murs, d’y projeter une symphonie berlinoise, d’y jouer un Mujô new-yorkais ou d’y insuffler des sons libres et continus esquissant des paysages intérieurs.

Avec ce nouveau projet à étape, il viendra en solo, duo et trio. Lignes de crêtes nous invite à prendre les chemins escarpés et les sentiers sinueux, ceux qui surplombent les falaises et dominent les vallées, à passer des cols, doubler des refuges, et puis, contempler.

La première soirée réunit un trio avec deux personnalités rescapées des lieux communs, à la recherche permanente de leurs inédits.

Image

avec : Jean-Brice Godet, clarinette, Sylvain Darrifourcq, batterie, Pascal Niggenkemper, contrebasse

© Grégoire Orio

Les Cachalots

mer 30, jeu 31 mars et ven 1 avril à 20h

 

ImageIls seront huit, quatre comédiens et quatre musiciens, huit pour un spectacle totalement improvisé, huit pour créer in situ.

Quatre comédiennes/iens, inventeurs de croisements, bousculeurs d’horizons s’associent à quatre musicienne/ciens improvisateurs sans limite, imagineurs de présent, développeurs de langage et d’inentendu pour créer un spectacle collectif improvisé. En bande comme les cachalots, ils tracent à l’envie des portraits, des silhouettes, des sons, des histoires de femmes, d’hommes, d’amour, de mort, de corps.

Une liberté totale et revendiquée, aujourd’hui plus que jamais indispensable. Le premier paradoxe de l’improvisé est que ça se prépare, pour être libres ensemble, les uns avec les autres, la liberté ça se travaille.

Image

Un projet de la Cie Dire et Ouïr

avec les comédiens: Corinne Frimas, Lisa Pajon, Mathieu Montanier,
Hédi Tillette de Clermont Tonnerre

et les musiciens: Guillaume Roy, François Merville, Pierre Tereygeol, Leïla Martial

Chute!

jeudi 7, vendredi 8 et samedi 9 avril à 20h

 

ImageDans une tentative de conférence spectaculaire, deux acrobates, même taille, même poids, même âge s’interrogent sur la chute, le gadin, le plat, la gamelle, le grand saut, ...

Matthieu Gary et Sidney Pin sont deux acrobates qui déploient une énergie folle à tomber ! Cobayes de leurs propres expériences, ils nous proposent d’expérimenter la chute.

Avec beaucoup d’humour et sans mal, nous allons éprouver les sensations du chuteur, découvrir le travail de l’acrobate, partager le rêve d’envol et la réalité de la chute. Une modeste histoire de l’être humain en somme.

Image

Un projet du Collectif Porte 27
Ecriture et interprétation : Matthieu Gary et Sidney Pin
Regard complice : Marc Vittecoq
Lumières : Clément Bonnin - Technique : Julien Lefeuvre
diffusion : Elsa Lemoine / L’Avant Courrier

avec : Matthieu Gary et Sidney Pin, acrobates

© Vasil Tasevski

-Ion

jeudi 14 avril à 20h

 

ImageA l’occasion de sa résidence à l’Atelier du Plateau, le bassiste Olivier Lété explore en solo, en trio, en quartet, les libres territoires et paysages d’un jazz multiple qui swing autant qu’il rock, se nappant aussi bien d’effets électro que de fraîches ritournelles acoustiques.

Avec ce trio inspiré des grands albums de jazz libre comme Extrapolation de John McLaughlin, Expression de John Coltrane, ou encore Inventions and Dimensions d’Herbie Hancock, Aymeric Avice, Olivier Lété et Philippe Lemoine inventent avec ardeur une musique construite avec les codes, l’énergie et les structures du jazz.

Les thèmes à haut niveau d’énergie propulsent les improvisations solistes et collectives. Le lyrisme exacerbé de chacun de ces musiciens peut ainsi s’exprimer avec toute l’intensité du jazz libertaire.

-Ion impulse une musique dont la charge électrique provoque l’attirance comme les électrons s’arrachant à un atome.

Image

avec: Aymeric Avice, trompette, Philippe Lemoine, saxophone, Olivier Lété, basse

Artiste en résidence 2015-2016

Concert organisé dans le cadre du festival Banlieues Bleues

Soleil rouge

vendredi 15 avril à 20h

 

ImageTrois grands voyageurs friands de rencontres se retrouvent pour partager leurs aventures.

Ces échanges donnent à entendre une musique au son épais et lumineux ; énergique, libre et poétique, pleine de saveurs venues des Amériques, de l’Asie et de l’Europe,... comme aurait pu dire Edouard Glissant, une musique pleine de «mondialité».

Image

avec : Philippe Foch, percussions, Sylvain Kassap, clarinette, Didier Petit, violoncelle

Lignes de crêtes #2

samedi 16 avril à 20h

 

ImageCette seconde soirée Lignes de crêtes débutera par Epiphanies, pièce solo de Jean-Brice Godet pour clarinettes, dictaphone, radio et objets.

On y trouvera des échos entre acoustique et électroacoustique, bruits blancs et sons purs, un long développement, une rupture.

Ce flux magmatique de matières sonores se déploiera plus tard dans la soirée par un duo avec le batteur Sylvain Darrifourcq.

Image

avec : Jean-Brice Godet, clarinette, Sylvain Darrifourcq, batterie

© Grégoire Orio

Wood&Steel

mercredi 27 avril à 20h

 

ImageIl s’agit d’une rencontre entre deux flûtes d’apparence identique, n’ayant pourtant pas la même origine. Deux musiciens, l’un venu de Corée, l’autre de France se réunissent pour une aventure dans laquelle leurs particularités se marient parfaitement.

Premier projet de Aram Lee et Joce Mienniel, «Wood&Steel» mêle leurs souffles et leurs expériences. A travers la vitalité de l’improvisation, le charme de cette rencontre franco-coréenne offre un moment musical harmonique et délicat.

Image

avec : Joce Mienniel, flûtes, Aram Lee, daegeum, flûte traditionnelle

Inédit - Marc Nammour

jeudi 28 avril à 20h

 

ImageMarc Nammour, auteur, chanteur, rappeur, prône la «poésie comme sport de combat», et c’est en toute sincérité, le verbe engagé, qu’il vient nous livrer de nouveaux textes.

Afin de ne laisser personne seul face à la peur qui gagne, il nous invite par sa prose à la réflexion comme énergie salvatrice et à la pensée comme outil d’indignation.

Pour cette troisième performance poétique de sa série à l’Atelier du Plateau, c’est en duo qu’il vient respirer et dire les bruits du présent.

Un nouveau texte inédit et éphémère.
Une guitare. Une machine.
Une création dans l’urgence autour de la Peur.

Image

avec : Marc Nammour, textes, voix, machine, Valentin Durup, guitare

Artiste en résidence 2015-2016

© COLINIIIP

Quatuor A4&+

samedi 30 avril à 20h

 

ImageLe Quatuor A4&+ nous emmène, pour ce premier concert à l’Atelier du Plateau, au travers d’une balade audacieuse, goûteuse pour celles et ceux à qui les langues pendent des oreilles ou des yeux.

Ces langages se goûtent des oreilles, se contemplent, les continents se traversent ; Clapping music de Reich, Black Angels de Crumb, la nature nous prend au corps, plus qu’un pas et l’Afrique résonne au son d’Escalay de Hamza El Din.

Puis souffle un air de flamenco qui nous emmène vers l’Europe avec les jeunes compositeurs Adamek et Filidei. La folie créatrice, les mélanges de culture, ce monde si riche et si grand dans lequel nous vivons éclate, nous regarde, mais qui sommes-nous ?

Image

avec : Amaryllis Billet, violon, Rachel Givelet, violon, Hélène Desaint, alto, Sarah Givelet, violoncelle

Artistes en résidence 2016

Seulaumonde

jeudi 5 et vendredi 6 mai à 20h

 

ImageSeulaumonde est seul, et en plus, il est mort...

Il attend, puis, se met à parler. À la mort d’abord, qui rôde tout autour de lui ; à son père et à sa mère ensuite… Et, enfin, à son amour, resté « derrière la porte ». Seulaumonde ne veut pas partir, il a 20 ans, il s’accroche à ses souvenirs, à sa courte vie, à ses projets avortés. Le bras de fer s’engage entre lui et la faucheuse…

Ce monologue pour un comédien et trois personnages est écrit sous la forme d’un dialogue. Il attend, se souvient, raconte, regrette, danse, pleure, rit, s’emporte, se tait. L’écriture de Damien Dutrait est simple et directe, très imagée, donnant corps à une sorte de conte charnel.

Image

Un spectacle du Théâtre des 2 saisons et du Collectif La Palmera
Texte : Damien Dutrait - Collaboration artistique : Nicolas Delarbre
Conception sonore : Nicolas Cloche - Chorégraphie : Selin Dundar
Construction : Jean-Michel Unger

avec : Nelson-Rafaell Madel, comédien

Nous savons

vendredi 13 et samedi 14 mai à 20h

 

ImageCe spectacle s’empare de la question sociale et sociétale, celle d’une humanité manipulée et contrainte au cœur de l’entreprise.
Celui-ci n’aura pas pour but d’expliquer, ni d’enquêter sur l’affaire Renault de 2011 (fausses accusations d’espionnage industriel). Nous laisserons la justice aux professionnels et irons regarder du côté du théâtre.
C’est drôle, bête et méchant. Il ne s’agit pas ici de découvrir une vérité insondable, mais plutôt de mettre à jour les pratiques humaines dans une organisation dont le but est l’activité économique.

« Le 3 janvier 2011, Matthieu, cadre supérieur de Renault, est convoqué dans le bureau de Christian, le directeur juridique de l’entreprise. Au fur et à mesure de cet entretien, il découvre visiblement abasourdi qu’on l’accuse d’avoir trahi Renault et d’espionner au profit des Chinois.
Christian le somme d’avouer et de démissionner sans faire de bruit, sous réserve de graves poursuites pénales. Il apprend qu’il doit quitter l’entreprise le jour même et vider son bureau « sans souhaiter les voeux à ses collègues ». Matthieu, sonné par ces fausses accusations, ne sait pas qu’en plus, la direction de Renault enregistre cette conversation. Elle est même suivie en direct par d’autres responsables de l’entreprise. Une séance qui fait rétrospectivement froid dans le dos. »
L’Express, Par Eric Pelletier, Jean-Marie Pontaut, Eric Laffitte, le 28/03/2011

Image

Un projet de Loop Cie
de et avec : Valérie Blanchon, Olivia Kerverdo, Didier Léglise,
Vincent Mourlon, Etienne Parc, Yonnel Perrier, Benoit Résillot

Avec le soutien du Nouveau Théâtre de Montreuil, de la Maison des Métallos et de Lilas en Scène.

Quatuor A4&+

samedi 21 mai à 20h et dimanche 22 à 17h

 

ImageUne rencontre avec Malik Mezzadri et son écriture qui nous plonge dans un monde de pas-chassés entre l’écrit et l’improvisation. Avec cette création spéciale pour A4&+, il mêle les affinités de chacune des musiciennes.

Pavage pour l’aile d’un papillon est une pièce où dialoguent le quatuor et l’incroyable mélopée de la flûte. En regard à cette écriture, la puissance et l’imaginaire fou et débordant du compositeur russe Alfred Schnittke et de son sublime quatuor n°2.

La confrontation de ces œuvres suscite curiosité et engouement.

Image

avec : Amaryllis Billet, violon, Rachel Givelet, violon, Hélène Desaint, alto, Sarah Givelet, violoncelle, Magic Malik, flûtes

Artistes en résidence 2016

DA festival

mardi 24, mercredi 25 et jeudi 26 mai à 20h

 

ImageLes festivals sont toujours une occasion de rassembler, découvrir, oser, présenter des créations que l’on a à cœur. Les musiciens Elise Dabrowski et Sylvain Darrifourcq créent le « DA festival » sur cette évidente impulsion. Durant trois soirées, ils investissent l’Atelier du Plateau avec une palette de propositions ambitieuses et diversifiées.

Improvisées, lyriques ou pluridisciplinaires, ces propositions suscitent la curiosité et l’échange. Chaque soir, une courte pièce contemporaine sera donnée comme mise en appétit de ces trois programmes qui respirent la liberté.

« Un improvisateur au service d’un compositeur ; un compositeur qui improvise avec un dispositif électronique et une contrebasse ; une chorégraphie écrite sur une composition… d’improvisateurs.

Le DA festival est né du désir de s’engouffrer dans cet espace ténu mais réel où cohabitent les créations hybrides d’artistes curieux des frontières. Nous voulons faire de cet
« espace apatride » un nouveau territoire. »
Elise Dabrowski et Sylvain Darrifourcq

Image

Mardi 24 mai
TRASH TV TRANCE de Fausto Romitelli joué par Richard Comte, guitare électrique
TENDIMITE(S) avec Ronan Courty, contrebasse, Sylvain Darrifourcq, batterie
Soa Ratsifandrihana et Lucie Collardeau, danse

mercredi 25 mai
DABROWSKI/BERANGER avec Elise Dabrowski, contrebasse, voix
et Sébastien Béranger, électronique
MILESDAVISQUINTET! avec Xavier Camarasa, piano, Valentin Ceccaldi, violoncelle,
Sylvain Darrifourcq, percussions, zither

jeudi 26 mai
DAUGHTERS OF THE LONESOME ISLE de John Cage joué par Alvise Sinivia, piano préparé
DER RISS avec Claudine Simon, piano, piano préparé, Elise Dabrowski, contrebasse, voix

Un évènement qui n’aurait pu voir le jour sans le généreux soutien du sculpteur Axel Cassel
Une coproduction de l’Atelier du Plateau et de l’association Trépak

Entre Autres

jeudi 2, vendredi 3 et samedi 4 juin à 20h

 

ImageEspace ouvert entre art et sciences humaines, ces trois soirées mêlent expérimentations, performances et recherches issues de « Entre » projet mené par la Cie Les Singuliers. Celui-ci aborde le thème de la frontière, visible ou impalpable.

Par un étrange mélange d’anthropologie politique et de manipulation d’objets, Vincent Berhault propose une performance basée sur une sorte de récit autobiographique. Un personnage décalé oscille entre le mode conférentiel et le mode confidentiel.

Il est rejoint au cours de la soirée par des circassiens, des comédiens, mais aussi un chercheur en sciences humaines pour mettre en lumière de façon organique et intuitive la problématique de la frontière.

Image

D’après «Entre» de la Cie Les Singuliers
Conception : Vincent Berhault

avec : Vincent Berhault, manipulateur d’objet, Xavier Kim, circassien, Grégory Kamoun acrobate danseur, Barthélémy Goutet, comédien, Toma Roche, comédien et Cédric Parizot, Anthropologue du politique chercheur au CNRS.

La Cie Les Singuliers participe au projet «Pièces à emporter»

Sixteen

vendredi 10 et samedi 11 juin à 20h

 

ImageSixteen est un quatuor à cordes, violon, alto, violoncelle et basse électrique. L’équilibre habituel du quatuor est bouleversé par l’amplification qui révolutionne ses hiérarchies.

Sans prétendre se situer sur les traces de Chostakovitch, Bartok ou Mozart, l’audace et les inventions des grands compositeurs inspirent l’univers de Sixteen.

C’est un fantasme d’adolescent : métamorphoser le quatuor « classique » pour que son esthétique et sa merveilleuse émotion résonnent encore dans le monde d’aujourd’hui.

Image

avec : Dominique Pifarély, violon, Garth Knox, alto, Noémi Boutin, violoncelle,
Olivier Lété, basse éléctrique

Artiste en résidence 2016

Crabaret

jeudi 16 et vendredi 17 juin à 20h

 

ImageDes histoires de famille qui finissent mal, des histoires d’amour qui commencent tout juste, des hymnes aux pendus, des éro-opérettes au glucose, des chansons de rupture et de trahison. En somme, des élégies contemporaines et une apologie folklorique du vivre-ensemble !

Soyez les voyeurs de l’antre du badaud et du juge, les fantasmes de l’épouse éconduite, l’âme du mignon, les rancœurs du boucher et celles de la catin.

Quatre créatures au service des vices et des vertus, des plus démunis aux plus puissants. Un humour grinçant qui repousse les limites de la politesse, du divertissement carré blanc et des paillettes.
Un spectacle pour public averti.

Image

avec : Quentin Biardeau, saxophone, clavier, chant Anouck Hilbey, dramaturgie
Jérôme Marin, chant, texte Roberto Negro, piano, clavier, chant

Quentin Biardeau et Roberto Negro sont en résidences sur la saison 2015-2016

Prémices, solos et dérapages

samedi 2 juillet à 20h

 

ImagePour cette dernière de la saison, l’Atelier du Plateau invite le clown Fred Blin des Chiche Capon à présenter sa nouvelle création en solo A-t-on toujours raison. Ce sera résolument un spectacle politique et de dressage, avec de l’ambition théâtrale et des longueurs, des illusions et beaucoup de promesses. « On dit de l’homme qu’il a du mal à montrer sa vraie nature, rien de moins étonnant quand on sait que la nature, elle-même, a ses propres secrets ».

Celle-ci sera suivie et précédée par des improvisations du chanteur Charles Barbier, de l’ensemble L’Echelle. Aussi à l’aise avec le répertoire médiéval que dans les pièces contemporaines, il s’aventurera dans les prémices d’un show pour « Baguette et cordes vocales».

Une soirée débridée et exigeante où les airs baroques croiseront certainement les turpitudes fondamentales de l’homme et des animaux.

Image

Prémices, solos, et dérapages en guise de fin de saison :
A-t-on toujours raison un spectacle solo de Fred Blin avec la complicité de Raymond Raymondson, suivi et précédé d’impromptus imaginés par Charles Barbier.