Centre Dramatique National de Quartier
 
La saison
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Combo

Du mercredi 17 au samedi 27 janvier
mer, jeu, ven et sam à 20h

 

Image Combo est un dialogue performatif entre quatre compagnies. Leurs spectacles réinventent l’endroit du dire, de la parole, de l’espace, du théâtre, abordant des thématiques aux faux airs de question de société, où il est question de l’image médiatique des banlieues, de la parole ouvrière et militante des usines d’hier et d’aujourd’hui, de l’espionnage industriel, de poésie pour pousser les murs.

Réunies pendant deux semaines dans une scénographie commune, les formes artistiques de chacune de ces compagnies viendront chaque soir, se croiser, se rencontrer, s’interroger.

Un Combo théâtral pas sérieux, festif, intense, maladroit. Exigeant, généreux, explorateur.

du mercredi 17 au samedi 20 janvier
Chaque soir, autour d’une forme centrale d’une des compagnies, nous inventons un combo d’impromptus, de lectures, de spectacles en version courte. Trouver des correspondances entre les formes, les faire se rencontrer pour indiquer un sens, ou se laisser surprendre par le sens qui émerge. Un dialogue à quatre compagnies, une circulation de propositions pour des soirées uniques.

Coupé au montage - Cie Légendes Urbaines - 17 janvier Une réflexion sur la fabrication des images médiatiques. Comment transformer un espace en no-go zone ?
avec: David Farjon, Paule Schwoerer, Sylvain Fontimpe, Sarah Chaumette, Jérémie Gaston-Raoul

Usine Vivante - Cie Sans la nommer - 18 janvier
A partir des témoignages d’ancien.ne.s de l’usine Chausson à Gennevilliers, Usine vivante retrace l’histoire des luttes de ceux et celles qu’on a appelé les “bagnards de l’automobile”.
avec : Fanny Gayard, Rose Guégan

Nous savons - Loop Cie - 19 janvier
Ce spectacle s’empare de la question sociale et sociétale, celle d’une humanité manipulée et contrainte au cœur de l’entreprise.
avec : Etienne Parc, Benoît Résillot, Didier Leglise

Maothologie - Cie Sans la nommer - 20 janvier
Maothologie revient à travers le regard naïf, rêvé ou fantasmé d’une jeune fille sur l’expérience de son père : ces militants d’extrêmes gauches qui, inspirés par les principes maoïstes, lancent un mouvement d’établissement dans les usines.
avec : Fanny Gayard, Rose Guégan

du mercredi 24 au samedi 27 janvier
Chaque soir, une compagnie présente un spectacle de son répertoire.

Ardahanaru - Loop Cie - 24 janvier
Deux danseurs narrateurs explorent le bharata natyam, danse classique de l’Inde. Quel pont existe-t-il entre une danse très éloignée de nos rites de représentations et notre façon de raconter des histoires ?
avec : Marjorie Chabert, Stéphane Brouleaux

Usine Vivante + Maothologie - Cie Sans la nommer - 25 janvier
Ces deux formes courtes traitent d’expériences militantes en usine et explorent un cheminement de pensée dans des mythes politiques.
avec : Fanny Gayard, Rose Guégan

Eléphants - Cie Mushotoku Warai - 26 et 27 janvier
Duo entre Ludovic Pouzerate qui prend en charge la pensée du Discours de la servitude volontaire de La Boétie, et Besoin Dead, projet solo d’un musicien hors norme.
avec : Ludovic Pouzerate, Besoin Dead

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©Zhang Huan

La grande table !

du mercredi 7 au samedi 10 février à 20 h

 

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La cuisine et la musique entretiennent des rapports de cousinage autant dans leurs processus de création que dans la joie du partage de leurs saveurs et émotions. Exigence de la composition, harmonie des sons et des goûts, précision de la cuisson et de la note, ces deux arts ne manquent pas de résonnances communes. Quelle musique accorder à un plat ? Et à l’inverse quel menu pour une œuvre musicale ?

Un chef cuisinier et un compositeur s’associent chaque soir pour une création en écho, un dialogue de vagues sonores et de crépitements chocolatés, une correspondance entre la verdeur, le touché, l’acidité, le mélodique, le croquant, le vibratoire. A bord d’une grande table pour 45 convives, la cuisine à vue tout autant que les musiciens interprètes, la soirée reprendra le déroulé des trois grands mouvements d’un concerto et d’un menu pour ouvrir des paysages d’assonances, des traits d’union entre le goût des palais et l’effervescence des oreilles.

Drugstore Malone, laboratoire de création et label musical, notamment porté par le flûtiste Joce Mienniel, est accueilli à l’Atelier du Plateau pour la deuxième édition d’un rendez-vous consacré à la composition culinaire et musicale. Quatre soirées uniques pour sculpter sons, épices et mets.

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AU MENU

Opéra bouffe - mercredi 7 février
Un dialogue entre Yves Moulin, chef (Au Petit Riche, Paris) et Rémi Sciuto, compositeur
avec : Thomas Bloch, cristal Baschet, Sylvain Lemêtre, percussions, Sébastien Boisseau, contrebasse, Rémi Sciuto, saxophone et voix

Mélodies en chocolat - jeudi 8 février
Un dialogue entre Matthieu De Lauzun, chef cuisinier, Olivier Lecomte, chef patissier (De Lauzun, Gignac) et Airelle Besson, compositrice
avec : Sylvain Rifflet, clarinette, saxophone, Didier Ithursarry, accordéon, Antony Gatta, percussions orientales, Airelle Besson, trompette

Valse des flamboyants - vendredi 9 février
Un dialogue entre Gaëtan Joly, chef (café Castel-Clara, Belle-Ile-en-Mer) et Vincent Peirani, compositeur
avec : Mohamed Abozekri, oud, Cédric Chatelain, hautbois, cor anglais, Baptiste Germser, cor, Vincent Peirani, accordéon

La passion du cru - samedi 10 février
Un dialogue entre Tobias Hellmann, chef (Hôtel de Beauharnais, Paris) Joce Mienniel, compositeur
avec :  Séverine Morfin, alto, Pierre Durand, guitare, Florian Satche, batterie, Joce Mienniel, flûtes

Une idée de l’Atelier du Plateau et Drugstore Malone - Direction artistique : Joce Mienniel - Lumières : Thomas Costerg - Service : les grandes mains de l’Atelier du Plateau

Réservation indispensable et tarif exceptionnel : 30€

©Angela Flao

Lande

Jeudi 15 février à 20h

 

ImageC’est sous l’impulsion du contrebassiste Alexandre Perrot que se forme Lande. Tel un bloc de terre glaise, la musique du quartet s’évertue à former et déformer le matériau compositionnel du contrebassiste, lui donnant toute sa densité et sa force. Éprouvant un même besoin, celui d’élaborer ensemble une musique qui fait sens et qui casse les barrières de la temporalité, ce groupe sculpte un son où l’intensité et la profondeur sont fondamentales.

Lande, un son puissant, acoustique et organique, aux lignes mélodiques brutes, portées par une rythmique magmatique. Une musique sans ornement, où l’écoute et la liberté unissent les musiciens dans une aventure d’une rare intensité.

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avec : Julien Soro, saxophone, alto, Quentin Ghomari, trompette, Ariel Tessier, batterie, Alexandre Perrot, contrebasse, composition

©Rémi Denis

Les chants de Maldoror

Vendredi 16 février à 20h

 

Image Météores du romantisme noir, Les Chants de Maldoror portent leur propre ambiguïté : ils sont autant le théâtre du jaillissement brut et obsessionnel, que du triomphe de la lucidité. Impossible de trancher.
Aussi toute lecture, toute interprétation, tout éclairage sont souverains.

Cette liberté exceptionnelle, c’est naturellement par la rencontre de la poésie et de la musique improvisée qu’ils choisissent de l’exercer. Comparable au processus de conjuration, l’improvisation musicale joue en contrepoint avec la poésie pour mieux en raviver l’étrangeté, lui préserver toute sa virulence, déployer un paysage sonore continuellement mouvant, et dont les accidents comme les aplats sont propres à faire surgir les tonalités les plus secrètes du texte.

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D’après l’oeuvre du Comte de Lautréamont

avec : Sonia Masson, voix parlée, Didier Petit, violoncelle, cosmocelle, Pablo Nemirovsky, bandoneón, flûte basse, Jacques Di Donato, clarinettes, clarinette basse

La peau de l'ours

Mercredi 7 et jeudi 8 mars à 20h

 

ImageDébuté il y a quelques années à l’Atelier du Plateau, le cycle Ascoltando (en écoutant) de l’Ensemble Cairn propose des soirées littéraires et sonores.

Ils nous font entendre aujourd’hui la voix singulière de l’écrivain Joy Sorman et de son livre, La peau de l’ours, roman en forme de conte qui narre l’histoire malheureuse d’une créature née de l’accouplement d’une femme avec un ours, et qui explore l’inquiétante frontière entre humanité et bestialité.

Texte et sons s’entremêlent à la manière d’une pièce radiophonique, d’un jeu pour l’oreille. Trois musiciens de l’Ensemble Cairn joueront des musiques traditionnelles du centre de la France, de l’Europe de l’est, de l’Italie du nord et de la Russie où l’on imagine que l’ombre de l’ours habite encore les montagnes.

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Une lecture-musicale de l’Ensemble Cairn - D’après “La peau de l’ours”, roman de Joy Sorman

Avec : Ayumi Mori, clarinette, Fanny Vicens, accordéon, Frédéric Aurier, violon, Joy Sorman, écrivain

La musique d'Erich Zann

Samedi 10 mars à 20h

 

ImageDans ses récits, H.P. Lovecraft révèle un monde fantastique, dominé par l’horreur. Animé par les imaginaires et avancées techniques de son temps, ses textes prennent leurs pleines dimensions dans nos inquiétudes contemporaines.

François Bon en a entrepris un travail de retraduction. Et c’est naturellement avec Dominique Pifarély qu’ils en proposent une lecture commune. Le violon de ce dernier se mêle aux voix de François Bon, pour disséquer les phrases, les images et aventures électroniques de deux oeuvres de l’auteur : La musique d’Erich Zann, une des plus curieuses et célèbres histoires brèves dans laquelle la terreur se mêle intimement à la nuit, à la ville et à un violoniste ; et Commonplace Book, légendaire carnet de notes accumulant plus de 200 idées de récits.

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D’après “La musique d’Erich Zann” et “Commonplace Book” de Howard Phillips Lovecraft, traduit par François Bon (Tiers Livre Editeur)

avec : Dominique Pifarély, violon, François Bon, voix

Dominique Pifarély est accueilli en résidence à l’Atelier du Plateau

iXi Electric

Mardi 13 mars à 20h

 

ImageDepuis plus de 20 ans, le quatuor iXi n’a de cesse d’explorer les liens et les confrontations entre l’improvisation et la musique écrite. Toujours désireux d’expériences renouvelées, ils font aujourd’hui rencontrer la nature acoustique de leurs instruments, au traitement électronique. Dédoublement et jeu de miroir pour le quatuor iXi qui poursuit habilement le développement de son langage musical singulier.

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Un spectacle de la Compagnie Dire et Ouïr - avec le soutien de la DRAC Ile de France

Avec : Régis Huby, violon, Théo Ceccaldi, violon, Guillaume Roy, alto, Atsushi Sakai, violoncelle

Three days of Forest

Vendredi 16 et samedi 17 mars à 20h

 

ImageLes trois musicien.ne.s de ce trio ont le goût, de fureter dans les genres musicaux les plus divers pour chiner la rareté et l’émotion. Leur nouvelle création s’inspire de la lecture d’autrices afro-américaines comme Rita Dove et Gwendolyn Brooks, figures essentielles d’une poésie protestataire et musicale, ode à toutes les libertés.

Leur trio revisite ces poésies sous une forme de « protest song » électrique, et crée un folklore imaginaire, onirique et halluciné. Leur musique vole ainsi d’un possible chant de manifestants au free jazz, d’une chanson comptine à une frénésie de transe.

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avec : Séverine Morfin, alto, Angela Flahaut, voix, Florian Satche, batterie

Séverine Morfin est accueillie en résidence à l’Atelier du Plateau

Solo II - Eve Risser

Jeudi 22 mars à 20h

 

ImageDans ce nouveau répertoire en solo, la pianiste Eve Risser emprunte des lignes verticales et horizontales, furète de Thelonious Monk à Charlie Haden, joue du piano, s’arrête, tape, en fait chanter certains.

Dans un puissant duo avec l’instrument, Eve Risser nous dévoile un paysage ignoré et mystérieux. Une musique de l’instant, qui réveille la curiosité des premières fois.

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avec : Eve Risser, piano

En partenariat avec le Festival Banlieues Bleues.

Eve Risser est accueillie en résidence à l’Atelier du Plateau.

©Sylvain Gripoix

Les os ouïssent avec Emilie Lesbros

Vendredi 23 mars à 20h

 

ImageCe récital de chansons, orné de poèmes oulipiens, créoles et acadiens, nous emmène en voyage musical aux pays des langues francophones. Le quatuor alterne entre musiques improvisées, parfois écrites, et poèmes francophones dits ou chantés, pour créer un répertoire étonnant nourri de merveilles sonores et poétiques. On reconnaîtra certaines langues, comme le Créole, le Québecois, mais aussi l’Oulipo, langue imaginaire chère à Georges Perec.

Chansons sous contrainte, thèmes et modes de jeux composés, jeux scéniques improvisibles, en forme d’abécédaire, de tautogramme ou de récapitul Oulipiens, pour un grand jeu “allitéraire”, où musique et textes se jouent du temps et des évènements pour mieux les taquiner.

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Un spectacle de l’ensemble Les Musiques à Ouïr - Avec le soutien à la résidence de la Soufflerie

avec : Thibault Cellier, contrebasse, Denis Charolles, chant, batterie, trombone, Julien Eil, flûte, saxophone baryton, clarinette basse, Emilie Lesbros, chant

La Réconciliation

Mercredi 28 et jeudi 29 mars à 20h

 

ImageJohan Swartvagher nous attire, comme une force joyeuse, dans une performance jonglée, bercée par les photographies de Bertrand Depoortère. Caressant les paysages traversés par le photographe, dansant dans les confins du monde, il jonglera, encore et encore, avec sa valise de terre, ses massues de foin.

Artiste associé de la saison de la Maison des Jonglages, et aperçu à plusieurs reprises dans nos murs et dans les rues du quartier, Johan Swartvagher nous emporte dans une performance joyeuse, revendicative et poétique.

« Dans cette performance, à partir de photographies en noir et blanc nous partirons tous à la recherche de l’invisible. Dans cette performance, je ferai des choses tellement infimes, tellement petites que personne ne pourra les voir ni les sentir. Dans cette performance, je lirai le manifeste contre le centenaire du cinéma de Jonas Mekas. Dans cette performance il y aura des fleurs aux parfums plus doux que tout ce que vous avez jamais pu imaginer. Dans cette performance, je vous montrerai ma plus belle figure de jonglage. » Johan Swartvagher

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Un spectacle du Collectif Martine à la Plage - Auteurs : Bertrand Depoortère, Johan Swartvagher

En partenariat avec la Maison des Jonglages Scène Conventionnée La Courneuve, dans le cadre du projet d'artiste associé de Johan Swartvagher sur les saisons 2017/2018 – 2018/2019

Avec : Johan Swartvagher, performance

Le Banquet

Vendredi 30 mars à 20h

 

ImageGourmandise des sons, soif des genres, appétit insatiable pour le mélange, Le Banquet aborde le quatuor avec l’esprit du musicien moderne, pluriel et sans frontière. A la fois compositeurs, interprètes et improvisateurs, les instrumentistes mettent leur éclectisme au service d’un travail collectif pour l’élaboration d’un nouveau langage.

Le Banquet convie Nicolas Jules pour mêler des mots à ses sons. La recette est riche mais sonne dans sa bouche comme une évidence, une langue propre et vivante, à cheval entre poésie, monologue et épistoles, avec un soupçon de drôlerie et de théâtralité, le tout distillé dans un alambic improvisatoire. Car sur scène l’orateur outrepasse l’auteur, s’amuse avec ses mots et s’invite en cinquième musicien du groupe. A la fois organique et mécanique, tour à tour hyper-réactif ou extatique, il navigue à vue, affectionne les embardées risquées, vient frôler une chanson, puis repart en vrombissant.

Comme un écho à ce qu’a pu être la musique de table qui accompagnait fêtes et banquets, Le Banquet installe sa table à l’Atelier du Plateau pour une douce orgie acoustique, une subtile débauche, un festin de réjouissance.

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avec : Simon Drappier, contrebasse, Clément Janinet, violon, Clément Petit, violoncelle, Johan Renard, violon, Nicolas Jules, voix

Ses Singularités

Vendredi 6 et samedi 7 avril à 20h

 

ImageDans Ses Singularités, écrit par Clyde Chabot, un personnage masculin répertorie ses dysfonctionnements physiologiques, psychologiques et relationnels : troubles du sommeil, peur des mots décrivant les maladies, syndrome “je n’arriverai pas à rentrer chez moi”, amnésie temporaire, fidélité maladive…

Avec humour et une possible sincérité, Laurent Joly est accompagné sur scène par le créateur sonore Manuel Coursin, double ou mauvais génie, faisant naître en direct une singularité musicale en écho à celle du personnage.

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Un spectacle de La Communauté Inavouable - Texte et mise en scène : Clyde Chabot - Scénographie : Gilone Brun - Lumières : Iannis Japiot

Avec : Laurent Joly, comédien, Manuel Coursin, création sonore

©Hervé Bellamy

L'Autre

Mercredi 11 avril à 20h

 

ImageCroisé avec son tuba et son soubassophone dans les orchestres les plus aventureux du jazz en big band, avec des figures majeures de la variété française ou des petites formations aux sonorités pop et improvisées, Didier Havet est un passionné des musiques qui ont la rage du groove. Fort de ces belles expériences, l’envie lui a pris d’aller un peu plus au devant de la scène car, paraît-il, on y voit mieux les groupies.

Autour du tuba et de la musique électro, des voix, des mots, il crée des petites histoires, des chansons. Accompagné par trois élégants comparses de longue date, il vient nous enchanter de ses balades cabossées.

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avec : Didier Havet, tuba, voix, Csaba Palotaï, guitare, Boris Boublil, claviers, Cyril Atef, batterie

Hors Piste - Leïla Martial

Vendredi 13 et samedi 14 avril à 20h

 

ImagePour cette nouvelle incursion à l’Atelier du Plateau, Leïla Martial propose deux soirées virtuoses, où les langues imaginaires, les grooves du monde, l’émotion brute de l’épure vocale, les trop-pleins des pitreries s’amalgament et dialoguent pour des « hors-pistes » jubilatoire.

Martial/Dubé Vendredi 13 avril
Entre Leïla Martial, acrobate vocale aux milles fantaisies, et Marie-Pascale Dubé, exploratrice et spécialiste du chant de gorge, le katajjaq, issu de la tradition inuite, il s’agit d’une rencontre. Et pourtant, il y a entre ces deux chercheuses habitées, ce même engagement émotionnel qui prévaut à toutes retrouvailles. Aperçu en novembre dernier dans ses murs pour une première rencontre étincelante, elles reviennent dévorer nos oreilles d’un voyage dans les fonds des gorges.

Avec : Leïla Martial, Marie-Pascale Dubé, voix

Leïla Martial solo Samedi 14 avril
Un solo déjanté et schizophrène entre la mélodiste vocaliste et son clown. Leïla Martial passe de l’une à l’autre pour notre plus grand trouble. Elle swingue, crie, chuchote, dérape d’onomatopées, interpelle avec des mots triviaux, change de registre, retourne à un chant lyrique, triture les boutons de ses pédales d’effets.

Avec : Leïla Martial, voix

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Leïla Martial est accueillie en résidence à l’Atelier du Plateau

Bestiaire Fantastique

Jeudi 19 et vendredi 20 avril à 20h

 

ImageÀ travers les portraits d’animaux-humains, Guillaume Roy et Didier Petit, improvisateurs globe-trotters, et Corinne Frimas, comédienne, composent et déploient à trois voix un parcours musical, sonore et onirique. Alternant et superposant musiques, textes et vocalises, le trio nous livre un bestiaire fantastique, librement inspiré du Stéréoscope des solitaires de Juan Rodolfo Wilcock, empreint d’humour noir et de troublante théâtralité.

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Un spectacle de la Compagnie Dire et Ouïr - D’après “Le stéréoscope des solitaires” de Juan Rodolfo Wilcock

avec : Corinne Frimas, jeu, Guillaume Roy, alto, Didier Petit, violoncelle

Baa Box Acoustique

Vendredi 4 et samedi 5 mai à 20h

 

ImagePoursuivant sa route singulière avec une énergie prolifique et une audace jubilatoire, Leïla Martial propose un nouveau répertoire acoustique de son trio Baa Box.

Avec Pierre Teyregeol et Eric Perez, musiciens multi-instrumentistes et vocalistes, elle met sa voix au service d’une musique originale, aux influences croisées. Une énergie sans faille et de splendides fulgurances improvisées, pour brasser nos émotions, nos corps et nos idées.

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avec : Leïla Martial, voix, clavier, Pierre Teyregeol, guitare, voix, Eric Perez, batterie, électronique, basse vocale

Leïla Martial est accueillie en résidence à l’Atelier du Plateau

AllWays

Vendredi 18 mai à 20h

 

ImageRéunis par leur passion commune de la découverte, l’altiste Claire Merlet et le percussionniste Alain Huteau réunissent leurs styles et influences pour une rencontre passionnée et créative, autour d’oeuvres contemporaines.

Au-delà de la performance, ce sont des mondes sonores et poétiques qui paraissent, qui surprennent parfois et qui invitent, toujours, au partage des sensations.

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Parcours musical sur des textes de Denis Pourawa et des musiques de Dominique Pifarély, Luciano Berio, Philippe Festou, Benjamin Rota, Alain Huteau, Garth Knox et Sylvain Kassap

avec : Claire Merlet, alto, Alain Huteau, percussions

Marsyas

Samedi 19 mai à 20h

 

ImageMarsyas est une danse à voir et à entendre, pour corps, violoncelle et guitare. Enchevêtré, ce trio construit un corps composite dont l’équilibre de chacun dépend de celui des autres. C’est dans un dialogue sensible entre les masses que naissent et disparaissent lentement les formes ; dans un équilibre sans cesse remis en cause que les corps dialoguent, se plient et se déplient.

Du regard à la loupe au plan large, nous observons alors ce jeu de relation et ce qu’il nous dit de l’autre.

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Un spectacle de la Compagnie Meta - conception et chorégraphie : Flora Gaudin

avec : Flora Gaudin, Marion Rhéty, danse et violoncelle, Richard Comte, guitare préparée

Sonora

Mardi 22 mai à 20h

 

ImageSonora est le nom du plus grand désert d’Amérique du Nord. Désert sacré pour les indiens, monde de poussière inhospitalier pour d’autres, Sonora reflète l’image de vastes étendues, loin de toutes lumières artificielles, où règne le silence… Un silence qui appelle le son.

Sonora - ce qui sonne ou ce qui peut sonner - désigne aussi ce trio, réuni pour nourrir ces espaces désertiques, ces voûtes immenses, nourrir le silence, et s’inspirer de lui.

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avec : Robin Fincker, saxophone, clarinette, Emmanuel Cremer, violoncelle, Patrice Soletti, guitare

Suite : Anabasis - Dominique Pifarély septet

Vendredi 25 et samedi 26 mai à 20h

 

ImageFigure majeure du jazz français, compositeur de formes musicales complexes où s’entend aussi bien un jazz impressionniste, une musique de chambre opératique, un poème musical, ou encore quelques réminiscences de maquâm méditerranéennes, Dominique Pifarély a le don des insatiables chercheurs de sons et d’émotions.

Après un travail, il y a 15 ans, sur des poèmes de Paul Celan, il revient avec cette nouvelle oeuvre en septet inspirée par l’auteur. Suite : Anabasis est la mise en musique à la fois engagée et rêveuse, formelle et sensible, d’un questionnement qui porte sur l’exil, le déplacement, la fuite, la quête, mais aussi l’exil de soi, le retour vers soi et vers l’autre, et quelques intuitions contemporaines.

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Un concert de la Compagnie Archipels - Son : Christophe Hauser

avec : Dominique Pifarély, composition, violon, Valentin Ceccaldi, violoncelle, Sylvaine Hélary, flûtes, Matthieu Metzger, saxophones soprano, alto, François Corneloup, saxophone baryton, Antonin Rayon, piano, synthétiseur moog, François Merville, batterie

Dominique Pifarély est accueilli en résidence à l’Atelier du Plateau

©Jean-Baptiste Millot

Eve Risser Ensemble

Vendredi 1er samedi 2 juin à 20h

 

ImageEve Risser est une musicienne risque-tout, une méticuleuse du désordre, une jouisseuse des bousculades dansées. Une compositrice et meneuse de projets dont l’exigence bazarde les chapelles musicales pour explorer la liberté des ludiques, la tension des volcans.

Pour sa nouvelle exploration, elle convie quatre musicien.ne.s dont les provenances géographiques, musicales, et l’instrumentation présagent un geste sonore minéral, une expérience sensitive des immenses horizons.

A partir d’images intérieures et d’impressions personnelles, Eve Risser crée des partitions en forme de puzzle, des œuvres ouvertes à l’improvisation collective, à l’émotion des paysages dont les motifs naturels se répètent à perte de vue.

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avec : Eve Risser, piano, compositions, Mari Kvien-Brunvoll, voix, électronique, George Dumitriu, violon, alto, Kim Myhr, guitare, effets, Toma Gouband, percussions

Eve Risser est accueillie en résidence à l’Atelier du Plateau

Usine vivante + Maothologie

Jeudi 7 et samedi 8 juin à 20h

 

ImageL’Atelier du Plateau ouvre ses portes à la Compagnie Sans la nommer, pour ces soirées en deux volets.

Dans Usine Vivante, il s’agit, à partir des témoignages d’ancien.ne.s de l’usine Chausson à Gennevilliers, de retracer l’histoire des luttes de ceux et celles qu’on a appelé les “bagnards de l’automobile”.

Maothologie revient, à travers le regard naïf, rêvé ou fantasmé d’une jeune fille, sur l’expérience de son père : ces militants d’extrêmes gauches qui, inspirés par les principes maoïstes, lancent un mouvement d’établissement dans les usines.

Réunis, ces deux courts spectacles composent un diptyque, proposant un cheminement de pensée dans les histoires de luttes ouvrières et les mythes politiques.

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Spectacles de la Compagnie Sans la nommer - mise en scène : Fanny Gayard - Collaboration : Agathe Dumont, Jana Klein, Cédric Lansade - lumières : Thibault Lecaillon - son : Malik Soarès

Avec : Rose Guégan, Fanny Gayard, comédiennes

Söta Sälta

Vendredi 15 juin à 20h

 

ImageL’amour peut être terrible, biscornu, frustré, jaloux, malheureux, désespéré, violent… C’est toujours après qu’on en rit ! Voilà pourquoi Elsa Birgé et Linda Edsjö s’en moquent. Les deux musiciennes sont drôles, explosives et tendres. En français ou en suédois, à travers des chansons d’hier, d’avant-hier, des chansons qui remontent même jusqu’à la nuit des temps, elles nous montrent que rien n’a vraiment changé, si ce n’est l’art et la manière.

Aux voix des deux chanteuses et au vibraphone, s’ajoutent des objets bizarres, des percussions, des jouets, pour appuyer là où ça fait mal. Un cri du coeur, un foisonnant smögåsbord !

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Création sonore : Soizic Tietto - Regard extérieur : Lucy Hopkins

avec : Elsa Birgé, Linda Edsjö, chant, vibraphone, percussions, objets sonores